Le col du Grand Colombier se situe dans l'extrême sud du massif du Jura, dans le massif du Grand Colombier. Culminant à 1 501 m d'altitude, ce col est, avec le col du Chasseral, le plus haut col routier du massif du Jura. Le col se trouve entre le Grand Colombier (1 531 m, point culminant) et la Croix du Colombier (1 525 m), accessible par un sentier depuis le col.
Le point de vue depuis le sommet est superbe, que ce soit en regardant en contrebas la vallée du Rhône, le lac du Bourget et la sortie des gorges du Val-de-Fier, ou en observant au loin les sommets alpins.
Ce col est moins connu que les cols alpins, notamment parce que le Tour de France ne l'a jamais emprunté (il sera franchi pour la première fois en 2012 ; la caravane du Tour de l'Ain y passe en revanche régulièrement). Il est néanmoins considéré par les cyclistes comme étant l'un des plus difficiles de France, à cause de la déclivité pouvant dépasser nettement les 10 % pendant de nombreux kilomètres sur plus de 1 200 m de dénivelée. Une confrérie cycliste, les « Fêlés du Grand Colombier », regroupe depuis 1992 plusieurs centaines de cyclos de toute l'Europe ayant réalisé l'ascension 2, 3 ou 4 de ses routes d'accès dans la même journée.
Quatre routes permettent d'accéder au col : deux à l'ouest et deux à l'est. Pour chaque versant, les deux routes se rejoignent à quelques kilomètres du col.
La route venant d'Artemare par Virieu-le-Petit présente les pentes les plus fortes. Au-dessus de Virieu se trouve un court passage à 22 % inclus dans un kilomètre à près de 19 % de moyenne. Cette portion se situe elle-même dans un tronçon forestier de plus de quatre kilomètres déjà très difficile. C'est pourquoi ce côté est surnommé « la directissime » ou encore appelé « le versant ouest direct ».

L'autre route du côté ouest vient de Champagne-en-Valromey par Lochieu et évite ce passage, avec toutefois quelques kilomètres à près de 15 %. À la jonction des deux routes, la pente du kilomètre suivant est moins difficile mais peu après, un « coup de cul » marque à nouveau des pourcentages sévères, proches de 10 % pour les trois ultimes kilomètres. Arrivé à proximité de « barrières canadiennes » pour laisser passer les troupeaux de bovins, on aperçoit la croix sommitale.
La route depuis Culoz passe par la falaise surplombant la ville, avec de nombreux points de vue sur la vallée, au fil des virages. Cette première partie étant peu ombragée, la chaleur peut donc être une difficulté supplémentaire par temps sec. La pente est soutenue dans ce secteur (jusqu'à 14 %) mais un replat d'environ deux kilomètres suit avant la jonction avec la route venant d'Anglefort. Cette dernière route présente auparavant une pente régulière et forte. Les trois kilomètres suivants sont très difficiles avec là encore des passages à 14 %. Cependant, les ultimes kilomètres à partir du lieu-dit Fénestrez sont globalement moins difficiles.

(source Wikipedia)
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